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Porte-parole
Roy Arden, Maja Bajevic, Jeremy Deller
Valie Export, Christelle Familiari, Claire Fontaine
Bill Owens, Martha Rosler, Pierrick Sorin
Laurent Tixador & Abraham Poincheval
Krzysztof Wodiczko
Œuvres de la collection du Frac des Pays de la Loire
__vernissage
le mardi 04.03.08 à 18h30
au
Théâtre Universitaire
_exposition du 03 au 27.03.08
au Théâtre Universitaire et dans les halls des
bâtiments Censive et Tertre
_rencontres avec les artistes
:
_le 12.02.2008 : Christelle
Familiari
_le 12.03.2008 : Laurent Tixador
_le 04.04.2008 : Claire Fontaine
12h : diffusion des vidéos de l’artiste
invité
14h : rencontre-discussion avec l’artiste
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«Pourquoi le Frac à l’Université de Nantes ?
C’est autour d’objectifs communs que l’art contemporain
sera présent à l’Université de Nantes. Elle
accueille une exposition «Porte-parole» sur le thème
de l’engagement, et présente des œuvres sélectionnées
au sein du Frac. La présence de l’art contemporain au Pôle
étudiant et au Théâtre Universitaire rejoint les objectifs
portés par la politique culturelle de l’Université
: interpeller sur le sens de la création et proposer des oeuvres
hors les murs. Cette proposition, qui s’adresse tant aux étudiants
qu’aux personnels, invite à la curiosité et à
déplacer les limites invisibles du connu.»
Danielle Pailler, Vice-présidente de l’Université
de Nantes
Porte-parole est présenté
dans le cadre d’un partenariat entre le Fonds régional d’art
contemporain (Frac) des Pays de la Loire, le service culturel de l’Université
de Nantes, le Théâtre universitaire de Nantes, avec la participation
des élèves de licence Information et Communication et d’Histoire
de l’Art.
Pour la deuxième année consécutive, le Frac réitère
ainsi sa présence sur le campus de l’Université de
Nantes, en associant cette fois-ci des étudiants dans la conception,
l’organisation et le suivi d’un événement artistique
et culturel.
L’exposition Porte-parole, qui se déroule du 03
au 27.03.2008 au Théâtre universitaire et dans les
halls des bâtiments Censive et Tertre, réunit des œuvres
de la collection du Frac autour du thème de l’ENGAGEMENT.
Ce thème a été énoncé par les étudiants
lors des rencontres associatives de septembre 2007, moment fort de chaque
rentrée universitaire à Nantes.
A une période où beaucoup parlent de «désengagement»
dans différents domaines de la société, que ce soit
au niveau du travail ou encore de l’éducation, cette exposition
propose des visions multiples et décloisonnées. «
L’art, au même titre que l’engagement citoyen, est susceptible
de façonner le monde » (Pour un nouvel art politique, D.Baqué).
Grâce à une sélection d’œuvres de sa collection,
le Frac des Pays de la Loire interroge la multiplicité du terme
«engagement». Qu’ils adoptent une posture physique,
intellectuelle ou politique, comment les artistes s’y confrontent-ils
?
Ainsi, Krzysztof Wodiczko
intervient au sein de l’espace public avec son œuvre Le
Porte-parole. Il met en avant la question de l’identité
et de l’histoire individuelle en agissant dans la sphère
de la communication. Sorte de prothèse vidéo, Le Porte
parole pousse l’individu à agir, mais le soustrait en
même temps à une machine, le plaçant ainsi entre communication
et exclusion. Roy Arden
élabore une réflexion critique sur le médium photographique,
élaborant un discours sur l’environnement social et ses disfonctionnements.
Il utilise l’image d’archive comme témoin de l’histoire
sociale et politique en y associant des thèmes divers. Bill
Owens, quant à lui, fait pénétrer
le spectateur dans un confort banal de vies en l’invitant à
découvrir des intérieurs de maisons agréables et
le quotidien de ses propriétaires. Il présente ainsi le
cadre social et culturel de ce qu’on appelle «le rêve
américain». Cette même réflexion se retrouve
chez Martha Rosler par l’intermédiaire
du photomontage. Cette artiste met en scène la représentation
féminine en transformant et en basculant l’apparente normalité
de la vie. La femme est alors placée dans un espace insolite qui
dénonce un système contradictoire où la séparation
entre ce qui s’est passé durant la guerre du Vietnam et la
«normalité» du mode de vie est le fait de la politique
ayant mené à cette guerre. Toujours en se servant de la
photographie et de la représentation de la femme, l’artiste
Valie Export se questionne
sur l’identité féminine. C’est à travers
son propre corps et dans des actions au sein de l’espace public
ou du paysage qu’elle incarne l’ambivalence entre la conformité
aux normes sociales et l’affirmation d’une indépendance.
Cet engagement du corps de l’artiste se retrouve dans l’œuvre
de Christelle Familiari
au travers de performances, d’objets, de photographies ou encore
de vidéos. La vidéo présentée ici (La
Couverture) est la trace d’une expérience ambigüe
: à quoi s’adonnent les formes humaines enveloppées
sous la couverture ? Cette artiste crée une intimité avec
le spectateur en utilisant son corps comme médium. Egalement représentatif
d’un engagement physique, mais ici comme dépassement de soi,
le duo Laurent Tixador et Abraham Poincheval
nous convie à se remémorer les traces d’un périple
saugrenu mais pourtant bien réel : un voyage à pied de Caen
à Metz, à la boussole et en ligne droite. Enfin, Claire
Fontaine, à travers l’œuvre Vivre
! Vaincre soi-même la dépression, nous suggère
l’importance de construire soi-même les fondements d’une
réflexion sur le monde en réaction à une vision de
l’homme et de la société qui nous serait imposée.
Elle interroge le système économique et politique et nous
invite à y réfléchir afin de le dépasser.
Dans le hall du bâtiment du Tertre, sont diffusées
les œuvres vidéo de deux artistes.
Maja Bajevic, dans son film
Under Construction montre comment les tâches communautaires
des femmes participent à la réparation et à la reconstruction
d’une société dévastée par la guerre.
La pratique anodine de ces femmes, la broderie, devient par l’entremise
discrète de l’artiste geste politique. Réalisé
à la manière d’un document vidéo amateur, Veterans
Day Parade de Jeremy Deller,
dresse le portrait pittoresque d’un pays à travers ce défilé
annuel en hommage aux soldats américains morts à la guerre.
Le hall du bâtiment de la Censive accueille des
vidéos de l’artiste nantais Pierrick
Sorin (De belles sculptures contemporaines ;
Espace, temps et petites cochonneries ; Une bonne leçon
; Martin met ses lunettes, puis son chapeau), regard critique
sur sa propre image mise en scène.
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