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Instantané
(62) : PILVI TAKALA, Between
sharing and caring
_exposition au Frac, salle
Mario Toran du 17.05 au 1.07.2007
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Pilvi
Takala, The shining, Shining
2006, double vidéo projection |
Pilvi
Takala, Wallflower
2006, vidéo projection |
Pilvi
Takala, Easy rider
2006, vidéo |
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Du
16.05 au 1.07.2007, dans le cadre des Instantanés du Frac des Pays
de la Loire, Henrik Plenge Jakobsen invite l’artiste Pilvi Takala.
S’intéressant aux structures productrices d’identité,
la jeune artiste finlandaise aime à questionner dans ses dispositifs
plastiques la communication, ses ressorts et ses ambiguïtés.
Les codes traditionnels liés au genre et au groupe social sont
une des préoccupations majeures du travail de Pilvi Takala. L’enfance
et l’adolescence font partie des champs d’investigation de
l’artiste, au même titre que le quotidien, l’univers
des jeunes filles ou celui des majorettes...
En révélant les conditions et les marques d’appartenance
ou de reconnaissance à un groupe, Pilvi Takala pratique une déconstruction
des rôles, des apparences et des masques. Ses vidéos opèrent
par le renversement des points de vue, l’une d’entre elle
met en scène une jeune femme qui, prêchant les vertus du
dialogue et de la générosité, monopolise dans la
même action le temps de parole.
Une part de l’œuvre de Pilvi Takala consiste en des interventions
dans l’espace public par le biais de différents systèmes
de signes, mettant en jeu les notions de langage et de traduction.
Comme l’on pourrait parler de géographie, l’artiste
explore les territoires du public et du privé, à travers
des rapports d’extérieur et d’intérieur, de
frontières. A la manière d’une enquête sensible,
Pilvi Takala procède par entrismes et infiltrations. Ses performances
participent souvent de l’insertion d’un élément
étranger dans un contexte déterminé, dans le but
de provoquer une perturbation.
Séjournant dans le voisinage d’une école publique
de Glasgow, Pilvi Takala vêtue de l’uniforme de l’école,
se balade dans ses environs en attendant les conséquences et les
réactions à son incursion dans cette aire communautaire
très codifiée. Dans un journal de bord, elle y raconte toutes
ses observations et retrace tous les contours de ce déplacement
topographique et social.
L’artiste use notamment de données et d’éléments
folkloriques pour faire apparaître la complexité des échanges
et des comportements. A Istanbul, elle prend comme sujet d’étude
des cafés turcs où règne l’omniprésence
masculine. En Estonie, lors de galas de danse destinés aux touristes
finlandais, Pilvi Takala, du seul fait qu’elle n’est pas accompagnée,
distille le trouble parmi les couples de danseurs.
Les pièces de l’artiste développent un jeu interrogeant
les règles culturelles, dans tout ce qu’elles ont d’implicite
et ce qu’elles supposent d’aliénations et de contradictions.
A la croisée, celles-ci constituent les lieux d’un dévoilement
de réalités intimes et collectives. |