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: expositions en région
Remises
en forme
Martine Aballéa_ Etienne Bossut_ Roderick Buchanan
Wim Delvoye_ Christelle Familiari_ Hans-Peter Feldmann
Peter Fischli et David Weiss_ Udo Koch_ Bertrand Lavier
Mathieu Mercier_ Pascal Rivet_ Jean-Luc Vilmouth
œuvres de la collection du Frac des Pays de la Loire
_exposition du 20.09 au 19.10.2003
_Les Halles_Place du marché_72200 LA FLÈCHE
T 02 43 94 08 99_entrée libre
Prolongeant un partenariat engagé depuis plusieurs années
avec La Flèche d’une part et le Conseil général
de la Sarthe d’autre-part, le Frac des Pays de la Loire propose
avec Remises en forme un aperçu de sa collection autour de la double
thématique du corps dans l’art contemporain et de la manipulation
des formes et des matériaux par les artistes.
En nous présentant par le bais de tirages cibachromes une “idée”
que l’on se fait de la peinture abstraite dans la bande dessinée
américaine de la fin des années 40, Bertrand Lavier
dresse un répertoire de formes finalement assez proche de la réalité
dans ce qu’elle a de plus archétypal. Même état
d’esprit non dénué d’humour avec Etienne
Bossut et sa Nature-morte composée de moulages
en polyester ou encore avec Udo Koch et ses étranges
théières. Ces dernières exhibent vides et pleins
avec une sensualité inattendue. Dans un registre relevant davantage
de ce que l’on pourrait nommer une “esthétique du bricolage”
Mathieu Mercier propose quant-à lui, une construction
rigoureuse et géométrique, qui n’est pas sans évoquer
la sculpture abstraite du début du siècle. Sculpture toujours
et catastrophes en séries, avec le ballet des objets quotidiens
et des réactions de cause à effet filmés par
Fischli et Weiss dans l’irrésistible Cours des
choses.
La poésie et l’imaginaire sont aussi convoqués dans
un rapport plus “intérieur” au corps, facinant et inquiétant
avec le Bar des Acariens de Jean-Luc Vilmouth
ou plus sensuel dans la série de photographies narratives de Martine
Aballéa. Expérience physique avec Christelle
Familiari et son Portique, une structure composée
de métal et d’un tunnel crocheté en élastique,
qui accueille le spectateur, puis en garde la trâce “formée”
par son passsage.
L’image est traitée avec humour par l’artiste belge
Wim Delvoye qui démonte les codes du bon goût
et remplace le filet d’un but de hand-ball par un fragile vitrail
coloré dans lequel est incrusté une image renvoyant à
l’iconographie populaire. La culture populaire et ses images toujours,
à travers l’univers sportif, est convoquée par l’écossais
Roderick Buchanan dans un film (Endless column) et une
installation pleine d’humanité (Deadweight) comme
par le breton Pascal Rivet, avec un hilarant photomontage,
où il se met en scène, singeant Eric Cantona, dans sa cuisine.
Pascal
Rivet, Canto 2, 1997
Montage de 25 photographies couleur contrecollées sur bois,
encadré de tissu
75 x 50 x 4,5 cm
Mathieu
Mercier, Structure de bois et de mélaminé
1 et 2, 1998
Pin et bois mélaminé, vis
500 x 300 x 200 cm
œuvres de la collection du Frac des Pays de la Loire
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