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Christelle
Familiari, attraction
_exposition du 27.11.2003 au 15.02.2004
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27 novembre au 15 février, le Frac des Pays de la Loire accueille
la première grande exposition de la jeune artiste Christelle Familiari
qui prolonge celle qui s’est déroulée au Centre national
de la photographie à Paris en septembre. Attraction est conçue
tout autour (à côté et au-dessus) d'une installation
au sol qui envahira la quasi-totalité de la surface de la salle
d'exposition, intitulée étendue. Cette œuvre évolutive
trouvera ici son achèvement et sera le point nodal de l'exposition.
La polysémie du titre : attraction, se dévoile et se donne
à travers les œuvres exposées et la mise en scène
qui les accompagne. L’exposition conjugue ainsi des références
à l’univers du cirque et à celui de la performance,
nous entraîne par un maillage invisible autant que sensible à
expérimenter les lois de la physique, notamment l’apesanteur,
tandis que le désir enfin opère comme un liant aussi énigmatique
qu'intemporel. Christelle Familiari y est une funambule.
Active dès le début des années quatre-vingt-dix,
cette artiste nantaise s'est fait connaître par des vidéos
et des performances qui faisaient fi des carcans sociaux entourant la
question du désir, du sexe et de l'ennui. Requalifiée ensuite
dans le prolongement d'un art d'attitude ou dans l'art corporel, dont
Christelle Familiari revendique par ailleurs l'influence, sa pratique
artistique va toutefois s'incarner dans des formes de plus en plus variées.
L'ennui le dispute à la répétition mécanique
d'un même geste, la solitude à l'action et bien sûr,
la pratique du crochet, activité manuelle ô combien surprenante,
donne naissance à des objets inédits puis à des actions.
Voilà ce dont témoignent nombre des premières vidéos
dans lesquelles l'artiste s'auto-filme, venues enrichir depuis, la collection
du Frac des Pays de la Loire : J'me tourne les pouces (1995), Respirations
(1995), La Larme (1995), La Couverture (1996). Ces investissements personnels
qui traduisent un désir de l'autre ou de la rencontre s'incarnent
aussi dans des pièces où sa présence n'est plus forcément
nécessaire à l'instar du Portique (1999, collection du Frac)
ou des Sièges biplaces (2000, collections privées) composés
d'éléments (sortes de cocons) en élastique crocheté
et montés sur une structure métallique, lieux possibles
de conversations et "espace de négociations", pour ceux
qui s'y installent.
Attraction se présente comme un environnement monumental alliant
une sorte de paysage circulaire fabriqué par l’artiste (un
immense tapis en fil de fer blanc) à des œuvres autonomes
(sculptures, photographies, vidéos) disposées ça
et là dans la salle d’exposition tout autour de la magnifique
étendue. L’exposition est conçue comme une invitation
à la déambulation, telle une conversation, les œuvres
entrent en écho les unes avec les autres et procèdent d’une
irrésistible mise en abyme, toutes comme attirées par une
force centrifuge.
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