"COMME
LE VERRE À TRAVERS LE SOLEIL, AUTOUR DE RAYMOND HAINS”
|
|
En
1998, Raymond Hains organisait au FRAC des Pays de la Loire, alors installé
à Nantes, une exposition de photographies et de «Macintoshages»3
intitulée Lemot passe à travers, reprenant une phrase de
Paul Valéry. Photographe-affichiste, expert en mots d’esprit
et rapprochements en tous genres, Hains forgeait pour cette exposition
une série d’œuvres majeures autour de la figure du sculpteur
François-Frédéric Lemot, découvert plusieurs
années auparavant lorsque le FRAC se situait au domaine de la Garenne
Lemot à Clisson. Riche de cette série, le FRAC des Pays
de la Loire possède aujourd’hui l’une des collections
importantes de cet artiste phare de l’art contemporain. Exposer
Raymond Hains à la Garenne Lemot répond à un souhait
de l’artiste et relève d’un choix esthétique
et sémantique pertinent. Dix ans après, à la demande de Laurence Gateau, directrice du FRAC, l’exposition d’hommage qui s’organise pour l’été 2008 tend à donner un éclairage nouveau sur l’œuvre de Raymond Hains, notamment dans ses liens avec la jeune génération d’artistes. Hains, l’artiste des connexions, avait pris dans sa toile et sous son aile plusieurs jeunes artistes, comme Matthieu Laurette. Par ailleurs, le spectre de Raymond Hains s’étend bien au-delà des strictes amitiés. Une œuvre telle que Bien lu, mal lu, le code du petit beurre Lu (1983) manie les concepts de tautologie, d’appropriation et de détournement du langage et invente de nouveaux signes, autant d’éléments présents dans de nombreuses œuvres contemporaines. |