"COMME LE VERRE À TRAVERS LE SOLEIL, AUTOUR DE RAYMOND HAINS”
Carte blanche à Marion Daniel
œuvres des collections du Frac des Pays de la Loire, du Frac Bretagne, du Frac Aquitaine, du Frac Limousin, du Frac Poitou-Charentes, du Frac Basse-Normandie, du Frac Midi-Pyrénées, du musée des beaux-arts de Nantes, du Musée National d'Art Moderne, du Fonds national d'art contemporain / Centre national des arts plastiques, de la Fondation Cartier et Jousse Entreprise

Claude Closky, Gérard Collin-Thiébaut, François Curlet, Philippe Durand, Raymond Hains, Anabelle Hulaut, Matthieu Laurette, Franck Scurti, Yann Sérandour, Pierrick Sorin


_exposition du 20.06 au 11.11.2008
ouvert tous les jours de 11h à 18h30
entrée libre

Domaine Départemental de La Garenne Lemot_GÉTIGNÉ-CLISSON (44)
T 02 40 54 75 85


premier plan: François Curlet - Good, 1997
courtesy de l'artiste
deuxième plan : Raymond Hains - Bien lu, mal lu. Le code du petit-beurre Lu, 1983
collection Frac des Pays de la Loire


vues de l'exposition

 

En 1998, Raymond Hains organisait au FRAC des Pays de la Loire, alors installé à Nantes, une exposition de photographies et de «Macintoshages»3 intitulée Lemot passe à travers, reprenant une phrase de Paul Valéry. Photographe-affichiste, expert en mots d’esprit et rapprochements en tous genres, Hains forgeait pour cette exposition une série d’œuvres majeures autour de la figure du sculpteur François-Frédéric Lemot, découvert plusieurs années auparavant lorsque le FRAC se situait au domaine de la Garenne Lemot à Clisson. Riche de cette série, le FRAC des Pays de la Loire possède aujourd’hui l’une des collections importantes de cet artiste phare de l’art contemporain. Exposer Raymond Hains à la Garenne Lemot répond à un souhait de l’artiste et relève d’un choix esthétique et sémantique pertinent.
Dix ans après, à la demande de Laurence Gateau, directrice du FRAC, l’exposition d’hommage qui s’organise pour l’été 2008 tend à donner un éclairage nouveau sur l’œuvre de Raymond Hains, notamment dans ses liens avec la jeune génération d’artistes. Hains, l’artiste des connexions, avait pris dans sa toile et sous son aile plusieurs jeunes artistes, comme Matthieu Laurette. Par ailleurs, le spectre de Raymond Hains s’étend bien au-delà des strictes amitiés. Une œuvre telle que Bien lu, mal lu, le code du petit beurre Lu (1983) manie les concepts de tautologie, d’appropriation et de détournement du langage et invente de nouveaux signes, autant d’éléments présents dans de nombreuses œuvres contemporaines.